L’Atelier du Vrac voit double

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Un peu plus de deux ans et demi après avoir ouvert sa première épicerie vrac rue Grande à Châteauroux, Alexandra Faulcon a dupliqué son modèle route d’Issoudun à Déols. Depuis le 12 octobre dernier, cette ancienne aide-soignante s’investit pleinement entre ses deux sites avec de nombreux projets de développement.

Alexandra Faulcon (à gauche) fourmille d’idées pour sa nouvelle échoppe déoloise.

Alexandra Faulcon n’en revient parfois encore pas : « Si on m’avait dit il y a une quinzaine d’années que je serais commerçante, et à la tête de deux magasins qui plus est, j’aurais rigolé. Je manquais de confiance en moi et je travaillais comme aide-soignante, un métier dans lequel je m’épanouissais. » Au fil des années, pourtant, les conditions de travail se dégradant, elle se mit à penser de plus en plus à sa reconversion dans un autre secteur. Son intérêt pour la démarche 0 déchet, son souhait de conserver le contact humain et le fait de peiner à se fournir en produits sans emballages l’ont aiguillée vers la création d’une épicerie où le vrac serait de mise.

Un premier magasin, puis deux…

Après diverses démarches auprès de la CCI (participation à un atelier d’une demi-journée Créer son entreprise « mais pas la formation pour les créateurs » regrette-t-elle) et de la BGE, puis la recherche de fournisseurs répondant à ses propres attentes de cliente, Alexandra a donc quitté son précédent emploi pour tenter l’aventure de l’entrepreneuriat en avril 2019. Les débuts de l’Atelier du Vrac, installé en plein cœur de la rue Grande à Châteauroux, se sont avérés prometteurs, le concept ayant autant séduit par son originalité que par le fait qu’il répondait à une vraie demande de certains Castelroussins. La clientèle s’est vite fidélisée, mais… Moins d’un an plus tard, intervenait le premier confinement. Une période de stress qui l’a obligée – comme bon nombre d’autres commerces – à s’adapter et à réorganiser son offre. « Paradoxalement, cette période m’a rendue plus visible, comme un commerce de proximité de première nécessité notamment grâce à la mise en place de la livraison de paniers de producteurs », poursuit celle qui est sortie renforcée de cette crise au point de vouloir monter une affaire supplémentaire.

La prise de conscience écologique a été sérieusement amplifiée par ces périodes d’incertitude et aujourd’hui, bon nombre de nos concitoyens ont envie de consommer local, voire bio, et en réduisant de façon drastique leur production de déchets. Mais certains écueils demeurent, raison pour laquelle Alexandra Faulcon a ouvert une deuxième boutique à Déols : « Au départ, avec mon mari, nous avions envisagé d’acheter un camion dans le but de faire les marchés pour nous rapprocher de nos clients pour qui le centre-ville de Châteauroux est difficile d’accès et pour leur éviter de faire des kilomètres. Il valait mieux que ce soit nous qui les fassions dans une démarche d’écoresponsabilité, complémentaire des produits vendus dans le magasin. Et puis, un jour, je suis passé devant cet ancien salon de coiffure vacant idéalement situé sur la route d’Issoudun. J’en ai parlé à mon mari qui m’a dit de foncer… »

Une vraie démarche locale

Grâce à sa nouvelle échoppe qui a ouvert ses portes le 12 octobre dernier, l’entrepreneuse gagne en visibilité à tous points de vue. Les Déolois y ont gagné un nouveau commerce, inédit sur la commune, certains Castelroussins viennent s’y ravitailler et des habitants du nord de l’agglomération (Montierchaume, Coings, Diors…) s’y arrêtent également en rentrant du travail. Le nouveau magasin, très spacieux et lumineux, est composé d’un espace cosmétique d’un côté et d’un espace alimentaire de l’autre et regroupe près de 600 références au total, soit plus que dans celui de Châteauroux. On y retrouve ainsi du vrac bio ou du vrac issu de production locale comme le pain de La Grigne Bio (Châteauroux), des produits alimentaires de la Maison Ricardel (Argy), de la Ferme du Maupas (Martizay) et des Potagers de Velles… « C’est une réelle volonté de privilégier les produits locaux ou français, voire européens raisonnés, que ce soit dans l’alimentaire, l’alimentation sèche, les produits ménagers ou les produits cosmétiques qui proviennent des ateliers Les Savons du Berry de La Pérouille » insiste Alexandra Faulcon, qui s’est tellement investie dans son nouvel emplacement déolois qu’elle est désormais la première présidente de la toute nouvelle association de commerçants, d’artisans et de professionnels de la commune, l’Association ComArt déoloise.

Alors que son activité démarre lentement mais sûrement, l’ex-aide-soignante fourmille de projets pour faire de son magasin un commerce incontournable de la cité turquine. Ainsi, début 2022, un espace salon de thé et café prendra place dans un esprit cocooning et échanges avec les ateliers couture, loisirs créatifs pour enfants (lancés en décembre) et fabrication de produits ménagers qui se déroulent déjà au fond de la pièce. D’autres ateliers autour de la confection de vêtements par soi-même et autour du bien-être (conseils sur l’utilisation des huiles essentielles et végétales et des compléments alimentaires) devraient également être créés pour répondre aux attentes d’un public toujours plus avide de conseils et de bonnes pratiques.

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