Résultats de l’enquête n° 3 Impact économique et mesures mises en œuvre par les entreprises de l’Indre confrontées au Coronavirus COVID_19

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Les CCI participent à la continuité de l’activité économique locale en mettant en œuvre des dispositifs sur les territoires. Depuis le 17 mars dernier, ce sont 215 000 entreprises qui ont été soutenues par les cellules de crise des CCI.

Résultats enquête 2 impact économique sur les entreprises de l’Indre

Par ailleurs, les chambres ont lancé des initiatives afin d’accompagner les entreprises, notamment de permettre aux commerces et services de proximité, restés ouverts dans le cadre des règles de confinement liées au Coronavirus COVID_19, de demeurer visibles et accessibles. Elles se sont également mobilisées en faveur de la continuité des TPE PME au travers d’opérations de solidarité, ou de collecte de protections sanitaires (masques, blouses, visières…).
Les CCI ont aussi plaidé pour l’augmentation du montant du fonds national de solidarité, l’élargissement du nombre d’entreprises bénéficiaires, la mise en œuvre de plans d’aides spécifiques pour certains secteurs (tourisme, hôtellerie, évènementiel, commerce…). Enfin, elles relayent auprès de l’État, les besoins des TPE, PME, commerçants, indépendants, auto-entrepreneurs pour traverser cette période de crise, qu’elles ont recensés par le biais de campagnes d’appels sortants ou d’enquêtes de conjoncture

Après la 2ème enquête réalisée du 20 au 25 mars 2020, une 3ème enquête a été adressée par la CCI Indre à 3 400 entreprises du département sur la période du 3 au 8 avril ; à travers un questionnaire abordant 37 points, 300 dirigeants ont exprimé leur situation.

Les profils des entreprises ayant répondu
Les entreprises ayant répondu couvrent 6 grands secteurs de l’économie : le Commerce (34%), les Services (25%), les Cafés, Hôtels, Restaurants CHR (20%), la Construction (9%), l’Industrie (8%) et les transports (3%). Près de la moitié (53%) des entreprises qui ont répondu ont un effectif de moins de 10 salariés. C’est dans le secteur de l’industrie que l’on compte le plus grand nombre d’entreprises (28%) ayant un effectif de plus 50 salariés.

L’impact économique
La plupart des secteurs sont concernés par cette crise sanitaire imputable aux effets du Coronavirus COVID_19, et aux mesures de confinement qui ont été prises pour lutter contre le virus ; 59% des entreprises ayant répondu déclarent être à l’arrêt, 27% en activité partielle, et 15% en poursuite d’activité.
Les entreprises des secteurs des CHR (80%), des Services (61%), du Commerce (58%), et de la Construction (56%), sont les plus nombreuses à l’arrêt. La moitié de celles des secteurs de l’Industrie (52%) et des Transports (50%) sont en activité partielle.
Parmi les entreprises en activité (partielle ou totale), la plus grande partie (94%) des entreprises qui ont répondu se disent impactées, dont la moitié (47%) estiment être fortement impactées et 42% d’entre elles moyennement impactées.
Au sein de celles qui sont en activité partielle, 70% s’estiment fortement impactées, 9% ont mis en œuvre une activité de substitution principalement dans le secteur du Commerce avec la mise en place de services de livraison à domicile, ou vente à emporter. Les entreprises qui ont opté pour la poursuite d’activité 67% se disent, pour leur part, moyennement impactées.

Les principales difficultés
Dans tous les secteurs d’activité, la plupart des entreprises (80%) ayant répondu annoncent une baisse de chiffre d’affaires. Les baisses ou annulations de fréquentation et de commandes sont évoquées par 63% des entreprises. Des difficultés d’approvisionnement sont signalée par 34% des entreprises, parmi ces dernières, 74% appartiennent à l’Industrie, et 72% à la Construction, qui évoquent aussi un manque de ressources humaines.
Près de 2/3 des entreprises (68%) annonce une baisse de chiffre d’affaires de plus de 50%. Pour les CHR, 93% des entreprises ayant répondu estiment leur baisse de chiffre d’affaires à plus de 50% chiffre d’affaires, une baisse identique est évaluée par 74% des entreprises des Services, 66% de celles du Commerce et 50% de celles des Transports. L’Industrie semble moins concerné par une baisse de chiffre d’affaires.
Juste 30% des entreprises disent être en capacité d’honorer les salaires du mois avril. C’est dans le secteur des CHR que le problème est crucial, 44% des entreprises ne seraient pas en capacité d’assurer les salaires. Ce problème de paiement des salaires est moins cité par le secteur de la Construction où 56% disent pouvoir les honorer.
Sur le plan des relations clients / fournisseurs, 45% des entreprises qui ont répondu se disent en capacité de payer leur fournisseurs et 35% en partie seulement. Les secteurs des CHR (78%), du Commerce (57%) et celui des Services (53%) sont en difficulté pour payer leurs fournisseurs. A l’inverse les secteurs de la Construction (85%), de l’Industrie (60%) et du Transport (50%) ne rencontrent pas de difficultés sur ce plan.

Les conséquences économiques sur l’activité
Beaucoup d’entreprises (60%) ayant répondu ont eu recours au chômage partiel. Certaines (46%) rencontrent, actuellement, un problème de trésorerie ou en prévoit un dans le mois suivant. Ce contexte devrait les conduire 44% à reporter immédiatement leurs investissements.
Actuellement 16% des entreprises qui ont répondu craignent de devoir mettre fin à leur activité, 9% dans le mois qui vient ,et 29% dans les 6 mois. Certaines des entreprises (43%) envisagent des réductions de personnel dans les 6 mois, alors qu’une moitié d’entre-elles (50%) n’envisagent pas de réduction de personnel.
Pour l’ensemble des secteurs, le chômage partiel, les tensions sur la trésorerie, les reports d’investissement constituent les problèmes du moment, à mesure que le confinement durera des risques de fermeture, et de potentielles réductions d’effectifs s’amplifient.

Les démarches mises en œuvre
L’enquête permet d’observer que les dispositifs de soutien de l’État à l’activité, les plus utilisés par les entreprises qui ont répondu, sont les reports d’échéances sociales ou fiscales (55%), puis le chômage partiel (52%), les demandes ou maintien de crédits bancaires (41%), l’étalement de créances -loyers, factures, énergie- (36%), l’utilisation du fonds de solidarité pour les indépendant (30%), les prêts de trésorerie garantis par l’État (29%).
Une majorité des entreprises (65%) ayant répondu souhaitent, ou ont déjà fait la demande de l’aide de 1500€ voire de l’aide complémentaire de 2000€, notamment les secteurs des CHR (86%), du Commerce (67%) et des Services (69%).

Les relations avec les parties prenantes
Une quasi-totalité des entreprises (92%) qui ont répondu disent ne pas rencontrer de difficultés dans leurs relations avec les banques, excepté les secteurs de la Construction (20%) et des Services (11%).
Une partie des entreprises (16%) ayant répondu affirme rencontrer des difficultés avec les assurances pour la prise en charge des pertes d’exploitation notamment les secteurs confrontés à l’obligation de fermeture des CHR (32%), des Services (16%) et du Commerce (14%).
Un tiers des entreprises (30%) qui ont répondu ont pu négocier des reports de loyer, essentiellement dans les secteurs des CHR (49%) et du Commerce (35%).
Enfin la quasi-totalité des entreprises (95%) indique ne pas avoir rencontré de difficultés avec l’URSSAF excepté le secteur de la Construction.
Seulement 10% des entreprises ayant répondu ont trouvé positives les mesures de soutien de l’État à l’activité économique, 35% d’entre-elles se disent insatisfaites et la majorité (55%) ne se prononce pas. Les entreprises les plus insatisfaites se comptent dans les secteurs du Transport (40%), du Commerce (39%) et des CHR (37%).

Évaluation des besoins d’information
Une majorité d’entreprises (56%) n’estiment pas nécessaire de recevoir des informations complémentaires sur les règles de maintien d’activité, les dispositifs de soutien ou en matière de relation avec les banques et assurances.
A contrario, 19% d’entre elles souhaitent, cependant, des informations sur les mesures à mettre en œuvre en cas de reprise d’activité, et 19% sur certaines mesures de médiation sur les charges. Les entreprises des secteurs des Services (25%), de l’Industrie (24%), et de la Construction (22%) sont intéressés par les mesures à mettre en œuvre en vue d’une reprise d’activité, celles des Transports (30%), des CHR (24%), et des Services (22%) sur les mesures de médiation.

Le moral des chefs d’entreprise
Globalement les dirigeants des entreprises (70%) ayant répondu se disent inquiets pour leurs entreprises, et leurs secteurs d’activité. Certains secteurs se sentent plus en danger, c’est le cas des CHR (75%) qui sont inquiets pour leur secteur d’activité, de même concernant leurs entreprises respectives l’inquiétude est plus forte dans le Transport (90%) et dans les CHR (73%). Les inquiétudes concernent tous les secteurs et se concentrent pour l’après épidémie.

Le redémarrage d’activité
Bonne nouvelle, 70% des entreprises ayant répondu disent disposer des conditions nécessaires à un redémarrage ; leurs préoccupations concernent l’absence de trésorerie et le manque d’équipement de protection.
Les petites entreprises semblent plus vulnérables. L’allongement du confinement va contraindre ces petites entreprises à avoir recours à l’emprunt. Quand elles vont pouvoir redémarrer, la conjoncture sera détériorée, le redémarrage pourrait alors être lent, et l’après crise compliqué, pour ces petites entreprises qui étaient déjà en difficulté.  

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2 avis • Donnez le votre

  • 30 BD CROIX NORMAND a écrit :

    JE SUIS AGENT COMMERCIAL AUTO ENTREPRENEUR ET JE N’ AI RECU AUCUNE
    PRIME

  • 15 BRETAGNE 36400 la berthenoux a écrit :

    Ayant un arrêt total de mon activité,car depuis le 1 er Mars toutes nos foires expos sont annulées, je me suis vue refuser 1/3 du prêt demandé, (j’ai demandé 3250€ qui correspondent à 25 du CA 2019 et j’ai reçu 1000€, donc je suis en découvert déjà pour Mai) . Je parle de celui garanti par l’Etat pour les petites entreprises, par ma banque:le CIC. Pourtant je suis restée dans les normes strictes pour la demande. Je n’ai pas de trésorerie d’avance.Je n’ai pas accés à l’aide de1500€ car je touche une toute petite retraite (720€ depuis Octobre 2019). Je suis en SASU. Mon bilan n’a pas été déposé en raison des arrêts « je suppose » d’activité du greffe, et de mon cabinet d’expertise .Celui-ci servant de base à une demande bancaire, donc, je me trouve dans un « no mans land » d’aides. Mme Pascale Seguin pour FEEMININE
    La reprise serait pour Septembre parait il dans notre cas. (vente en foires expos) . merci de votre intérêt.

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