Assemblée Générale de CCI Indre ; les CCI en danger – #CCIendanger – #PLF2015

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Victimes de leur gestion exemplaire, les CCI se voient imposer des prélèvements budgétaires qui remettent en cause leurs missions de soutien au développement des entreprises et des territoires.

AG CCI Indre du 26 septembre 2014 : de gauche à droite Michel Antoine, Michel Krilewyez, Michel Kremer, Paulette Picard, Jérôme Gernais, Bernadette Villemont

AG CCI Indre du 26 septembre 2014 : de gauche à droite Michel Antoine, Michel Krilewyez, Michel Kremer, Paulette Picard, Jérôme Gernais, Bernadette Villemont

Un « hold-up » opéré par l’État détournant les contributions des entreprises

Le 26 septembre dernier, lors de l’Assemblée générale Plénière de la CCI de l’Indre, Paulette PICARD, la présidente de la CCI Indre qui accompagne plus de 7 000 entreprises locales, a laissé entendre que les mesures d’ordre financier, inscrites par le gouvernement dans le projet de loi de finances 2015 et visant les CCI, « entraveraient toute possibilité d’actions des chambres aux services des entreprises et des territoires. » Avant d’expliquer, « le gouvernement a programmé une baisse de 37% des ressources fiscales des CCI pour les 3 années à venir (après une baisse de 20% en 2014) ainsi qu’un prélèvement arbitraire sur le fonds de roulement des CCI de 500 millions d’euros en 2015« . Ces arbitrages d’une « brutalité inédite » sont également d’une « injustice criante« , les CCI sont en effet « les seuls établissements publics aussi lourdement impactés ; les autres opérateurs publics connaissant des baisses de taxes de -2%, -4%, -6% sur la même période« . Pour le prélèvement sur le fonds de roulement « l’Indre devra contribuer à hauteur de 3 888 995 euros, c’est-à-dire 3 fois plus que certains départements, métropoles ou régions, Quelle injustice ! » a poursuivi Paulette PICARD. La baisse de leurs ressources et le paiement d’une contribution exceptionnelle constituent « un véritable hold-up opéré par l’État détournant les contributions des entreprises de leur objet« .

La fin programmée de l’appui à l’économie et aux entreprises sur les territoires

Les CCI sont conscientes qu’elles doivent contribuer au redressement des comptes publics au même titre que l’État, elles ont d’ailleurs déjà mis en place des mesures de réforme pour fédérer, redéployer, harmoniser les services qu’elles rendent avec les autres opérateurs du développement économique sur les territoires. Mais les importants prélèvements budgétaires imposés « sans concertation, sans échange » aux CCI auront de très graves conséquences sur l’activité des chambres. Les victimes en seront les TPE et PME sur les territoires, l’économie locale … ; « ce sera moins de moyens, donc de services aux entreprises pour le territoire de l’Indre » a indiqué Paulette PICARD, de même, « le fonctionnement de notre Centre de Formation Supérieure d’Apprenti(e)s et de l’École d’ingénieurs sont désormais en danger« , comme sont remis en cause « l’accompagnement financiers d’opérateur de l’économie locale ou encore l’investissement de la CCI sur son territoire pour les années à venir, sans parler des impacts sociaux au sein de la CCI« . Pour d’autres territoires, « c’est la fermeture d’infrastructures de proximité (aéroports, ports…), de sections d’apprentissage…« . Ces décisions marquent la fin programmée de l’appui à l’économie et aux entreprises sur les territoires, donc « la fin de l’égalité sur les territoires et la dévalorisation annoncée des territoires fragiles sur lesquels sont implantées nos entreprises« .

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