La filière cuir et son ancrage territorial

Facebook Twitter Google+ Linkedin email

Les 11e « Rencontres du Cuir » ont eu lieu le 25 octobre dernier sur le site de la mégisserie Bodin Joyeux à Levroux. Le thème était consacré à l’ancrage territorial des entreprises de la filière française du cuir.

Rencontres du Cuir – Mégisserie Bodin Joyeux – Levroux

Les « Rencontres du Cuir » sont organisées par le Conseil National du Cuir qui anime la filière cuir et regroupe les fédérations et syndicats professionnels de l’élevage, en passant par la transformation et la fabrication, jusqu’à la distribution des produits finis. Cette année, les « Rencontres du Cuir » précédaient les évènements programmés à Levroux et à Bouges dans le cadre de la « Fête du Cuir et du Parchemin« .
« La filière cuir compte 9 400 entreprises, réalise 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires (dont 11,7 milliards d’euros à l’export), elle emploie 130 000 personne en France ; elle est par ailleurs un des leaders mondiaux des cuirs de veaux et de peaux exotiques » a rappelé Franck BOEHLY, Président du Conseil National du Cuir. Cette manifestation avait pour objectif de mieux faire connaître la filière, ses enjeux, ainsi que de mettre en lumière, devant 60 invités (élus, représentants des entreprises), l’ancrage territorial de ses entreprises et la préservation des savoir-faire. Les industriels de la filière sont attentifs à la réduction de l’impact de leurs activités sur l’environnement, ils restent soumis à une pénurie de main d’œuvre qualifiée, et aux difficultés de recrutement pour ces métiers d’excellence.
« C’est la tannerie mégisserie Bodin Joyeux, un fleuron de l’industrie du cuir installé à Levroux depuis près de 160 ans, qui a été retenue pour illustrer l’importance de cet enracinement » a poursuivi Franck BOEHLY, en présence de Frédéric BODIN, descendant des fondateurs de l’entreprise. Le territoire est souvent le berceau des savoir-faire. « Bodin Joyeux mise à la fois sur des savoir-faire d’exception et des innovations ; l’entreprise est ainsi devenue une référence mondiale sur le marché spécifique de l’agneau plongé et du haut de gamme, sans oublier son savoir-faire dans la fabrication de parchemin reposant sur des techniques ancestrales » a expliqué Alain HUBERT, Directeur général de Bodin Joyeux. Rachetée par la Maison Chanel en 2013, « l’entreprise emploie 90 collaborateurs, réalise 15 millions d’euros de chiffre d’affaires et transforme 450 000 peaux par an, ce qui en fait l’une des plus importantes mégisseries d’Europe ; elle joue la carte du très haut de gamme, et du service sur-mesure, son savoir-faire exceptionnel lui permet d’être l’un des fournisseurs des grandes maisons du luxe« .
La visite du site de l’entreprise précédait une table ronde sur les enjeux en matière de développement territorial. « Réception des peaux, travail de rivière (trempe, écharnage, épilage), tannage puis teinture dans les foulons, finissage… , le cycle de production dure 1 mois jusqu’à la teinture, et la transformation des peaux en cuir nécessite 50 à 80 opérations » a précisé Patrick COUTEAU, Directeur commercial de Bodin Joyeux. L’entreprise dispose d’une cellule de recherche et développement lui permettant de répondre aux attentes des stylistes et designers des plus grandes marques, elle possède « une palette de 500 couleurs exclusives enrichie chaque saison et présentée dans son showroom parisien« .


Mots-clés :

0 avis • Donnez le votre

Laisser un avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *