Les organisations patronales solidaires des petits commerces

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La situation des commerces de proximité a provoqué une double action, vendredi 6 novembre, à Châteauroux, tant de la part des petits commerçants que des organisations patronales. Leur but : alerter les pouvoirs publics sur l’urgence à reconsidérer les fermetures administratives des petits commerces et bâchages des rayons de produits non-essentiels dans les grandes surfaces, sous peine de voir le nombre de défaillances et de faillites exploser dans les prochaines semaines.

Thierry Fruchet, Sylvain Schuler, Jérôme Gernais, Guy Pépin et Laurent Charvoz ont tenu à soutenir le commerce de proximité et à faire part de leur souhait qu’ils puissent rouvrir prochainement.

Les petits commerçants s’étaient donné rendez-vous sur la place de la République à Châteauroux vendredi dernier à midi, avec l’ambition de faire entendre leur voix, comme une sorte d’appel au secours auprès du grand public et des autorités. En respectant les distances et les consignes sanitaires (masques sur le bas du visage, gel hydroalcoolique à portée de mains), ils étaient près de 70 à avoir répondu à l’appel des Boutiques de Châteauroux et à brandir des pancartes rappelant combien précaire était leur situation en raison de la fermeture administrative qui leur a été imposée par le Gouvernement depuis le 29 octobre. Leurs messages étaient simples et directs, froids constats d’une période inquiétante pour leur pérennité : « Tous les commerces sont essentiels – Emplois supprimés, boutiques fermées, lien social brisé – La mort des petits », « #Sauvonsnoscommerces #Sauvonsnoscentresvilles #Sauvonsnosemplois », « Sauvons nos commerces de proximité », « Noël 2020 : KDO Amazon / Noël 2021 : la clef sous la porte », « 1ère vague : on boit la tasse ! – 2e vague : on coule !! – 3e vague : on se noie !!! », « On a respecté vos protocoles : Respectez-nous ! »

Des petits commerçants inquiets pour leur avenir.

Sauver à la fois des vies et des emplois

Les organisations patronales locales (Medef Indre, CCI, Chambre de métiers et de l’artisanat, CPME Indre, Union des entreprises de proximité) ont tenu, par le biais d’une conférence de presse un peu plus tôt en matinée, à faire savoir leur total soutien face aux défis qui s’annoncent. Guy Pépin, président du Medef 36, comprend qu’il faille « sauver des vies par l’entremise du confinement », mais qu’il faut aussi songer « à sauver des emplois » en permettant aux petits commerces de rouvrir d’une manière ou d’une autre (sur rendez-vous, avec un protocole sanitaire renforcé si besoin…). « C’est un enjeu crucial économiquement et socialement parlant. Le virus est certainement là pour longtemps. Que fera-t-on s’il n’y a pas de vaccin ? Il faut absolument qu’on mette en œuvre tous les moyens nécessaires pour vivre et travailler en attendant qu’un vaccin arrive. Sinon, en cas de 3e ou de 4e vague, les commerces traditionnels vont fermer à chaque reconfinement et le rester définitivement ajoutant à la désertification de nos centres-villes. Fermer administrativement les commerces de proximité – dont je rappelle qu’au niveau national, il représente 12 % du PIB et 3 millions de salariés – c’est une solution perdant-perdant-perdant, pour les commerçants, les grandes surfaces (touchées par la fermeture des rayons dits non-essentiels) et les consommateurs. C’est aussi un tapis rouge pour les ventes sur plateformes internet. C’est pourquoi nous demandons solennellement au Gouvernement de repenser sa stratégie et de mener avec nous une vraie concertation en ce domaine. »

« Tous les commerces sont essentiels »

Avancer ensemble

Une position tout à fait partagée par Jérôme Gernais, président de la CCI, qui fait « confiance à nos commerçants qui ont prouvé qu’ils avaient fait tout le nécessaire pour assurer la sécurité sanitaire de leurs clients et la leur à la sortie du premier confinement », ainsi que par Thierry Fruchet, président de la CMA, qui rappelle que « la CMA régionale (40 000 artisans) a voté une motion demandant instamment  la réouverture des commerces de proximité, un document envoyé au Préfet de Région ». Les deux chambres consulaires ont également cosigné comme 150 maires du département de l’Indre, la lettre du député Nicolas Forissier, enjoignant le Gouvernement d’envisager la reprise d’activité, autrement qu’en click & collect des petits commerces. Laurent Charvoz et Sylvain Schuler (respectivement présidents de la CPME36 et de l’U2P) ont souligné pour leur part, que « les TPE-PME et PMI, commerçants, artisans et agriculteurs ne veulent pas forcément d’aides, mais la juste rétribution de leur activité, et qu’il faut trouver des solutions pour avancer ensemble face à des lendemains toujours incertains. » Au niveau local, l’ensemble des acteurs du monde du tissu économique local est ainsi uni pour faire face au plus grand défi de notre époque. Ils espèrent tous pouvoir être entendus par les pouvoirs publics quant à l’urgence d’une situation où le sentiment d’injustice s’ajoute à la détresse d’un secteur d’activité qui se sent abandonné. En espérant une réponse rapide, concertée et coordonnée, de la part de l’exécutif…

Des élus locaux et des élus des institutions ont tenu à afficher leur solidarité avec les commerçants de proximité.

#SauvonsNosCommerces #SauvonsNosCommercants #cci #cpme #medef #u2p #cma #tousensemble #commercesdeproximite

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